• Le destin...Le chaos...La terre...La vie.

    Le destin...Le chaos...La terre...La vie.

    Le Destin

    Le Destin, dans la mythologie grecque commande tous les dieux et tient dans ses mains l’urne qui renferme le sort de tous les mortels.
    Il porte une couronne surmontée d’étoiles car même le ciel lui est soumis et un spectre de fer, emblème de son inflexibilité.
    Personne ne peut lui demander d’être indulgent, ni les dieux, ni les hommes.
    C’est un vieillard, aveugle, maître du ciel et de la terre, célèbre pour son inflexibilité.
    C’est lui qui décide, toujours et rien ne le fait renoncer.


    Le Destin donne vie au Chaos et du Chaos sort la Terre.
    La terre est la base éternelle de l’univers, puis vint l’Amour, le plus beau des immortels, tyran des dieux et des hommes.
    La Terre enfanta le ciel, les montagnes et la mer avec ses abimes insondables et ses flots indomptables.
    La terre et le ciel enfantèrent ensemble les Titans, les Cyclopes et les Dieux.


    Avant la formation de la mer, de la terre, et du ciel qui les environne, la nature dans l’univers n’offrait qu’un seul aspect; on l’appela Chaos, masse grossière, informe, qui n’avait que de la pesanteur, sans action et sans vie, mélange confus d’éléments qui se combattaient entre eux.
    Donc nous récapitulons : le Destin, Le chaos, La terre.
    Puis vinrent les âges de la terre.
    Avant le siècle de fer, avec lequel commence l’histoire de malheurs de l’humanité, quatre races différentes avaient paru sur la terre.
    Vous voyez les enfants ne furent pas des enfants très sages, et les ennuis vinrent par les descendants…..
    Au début ce fut la race d’or, ces hommes, gouvernés par Saturne, vivaient comme des dieux, exemptés de guerres de maladies et de crimes. Ils devenaient vieux mais avec un beau visage, il mangeaient avec joie mais sans intempérance. La mort était un doux sommeil. Les richesses de la terre étaient partagées également entre tous les habitants.
    Cette race privilégiée s’éteignit; ceux qui la composaient devinrent les génies protecteurs de l’humanité…..



    Nous avons vu que l’âge d’or avait disparu peu à peu.
    Les dieux de l’Olympe créèrent ensuite la race d’argent, bien inférieure à la précédente. L’enfance de ces habitants de la terre durait cent ans. Les soins de leurs mères amollissaient leurs corps et leurs âmes et arrivés à l’âge de la virilité ils se plongeaient dans tous les plaisirs.
    Jupiter, se fâcha, les rappela dans le sein de la terre où ils devinrent eux aussi des génies inférieurs à ceux de la race d’or.
    Jupiter fit alors paraître la race d’airain.
    C’était des hommes violents, plein de vigueur, toujours en guerre. Leurs coeurs étaient en bronze, leur fierté et leur force indomptable. Leurs armes étaient d’airain, leurs maisons et leurs ouvrages était d’airain.
    Victimes de leur propre violence, ils descendirent dans les enfers.



    La race d’airain fut victime de sa propre violence !
    Jupiter la remplaça par la race des héros, une race juste et vaillante, mais la plupart périrent, victimes de guerres sanglantes. Les uns sous les murs de Thèbes, les autres au siège de Troie. Ils ne moururent pas tous, les plus illustres furent séparés du séjour des hommes et partirent dans une contrée où règnent l’abondance et le bonheur.
    L’âge de fer vint ensuite, il succéda aux siècles héroïques, et c’est toujours dans cet âge là que nous vivons.
    De ces petits récits, ( en psychologie, j’avais un professeur qui était passionné par les débuts du monde en mythologie ) nous retirerons un enseignement profond : l’âge d’argent succédant à l’âge d’or nous montre que le bonheur sans mélange amène la mollesse et qu’il faut vivre des moments de plaisir et de douleur et ne pas se laisser aller dans les langueurs de la volupté.
    L’âge des héros venant après la race d’airain, nous enseigne que la férocité, en s’adoucissant un peu engendre l’héroïsme c’est à dire la force du corps et de l’âme.
    Les poètes se contentèrent de nous chanter les quatre siècles successifs or, argent, airain et fer qui expriment la décadence toujours croissante des générations humaines.
    L’âge de fer exila la pudeur et la justice; tous les vices débordèrent avec toutes les passions, la corruption du genre humain est toujours présente et nous la vivons à chaque instant.


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